Contexte colombien

La République de Colombie est située à l’extreme Nord-Ouest de l’Amérique du Sud, sur la ligne équatoriale, en pleine zone torride. Elle est limitée, au Nord-Ouest par la Panama, au Sud par l’Equateur et le Pérou, au Sud-Est par le Brésil et à l’Est par le Vénézuela.

Sa superficie est de 1.141.748 km2, de manière qu’elle occupe la quatrième place parmi les pays d’Amérique du Sud. Elle a 2 900 Km de côtes, desquels 1600 km sont du côté d la mer des Caraïbes et les 1300 restants du côté de l’Océan Pacifique. La verticalité des rayons du soleil ne varie pas, ce qui signifie qu’il n’y a pas de saisons, il existe des différences climatiques selon l’altitude, qui engendre d’excellentes conditions pour la production de beaucoup de variétés agricoles et animales. Les ressources naturelles incluent également une grande richesse de sous-sols, où sont implantées des exploitations minières, pétrolières, carbonifères, etc.

La Colombie possède un grand intérêt stratégique par le fait de se trouver entre deux grands océans, le Pacifique et l’Atlantique (la Mer des Caraïbes ou des Antilles). Elle possède également les archipels de San Andrés et Providencia, San Bernardo et Rosario et les iles Fuerte, Barú et Tierrabomba, proches de Cartagena de Indias. Dans l’Océan Pacifique se trouvent les iles de Malpelo, Gorgona et Gorgonilla.

La population est de 45 millions d’habitants, dont 80% vivent dans les villes et 20%en zones rurales. Les minorités ethniques existantes regroupent 90 groupes indigènes différents et 3 groupes afro-colombiens.

Accompagnement international et défense des droits humains en Colombie

La Colombie, conflit armé et droits humains aux zones paysannes

“Les pauvres vont à la guerre à combattre et à mourir pour les caprices, les richesses et les futilités d’autres” (Plutarque)

Le conflit social et armé des derniers cinquante ans en Colombie a dessiné la physionomie des relations politiques et de la situation de l’économie interne, en produisant fortes contraintes à la participation démocratique, l’effectivité des droits humains et la qualité de vie de la population. En effet, il s’agit de l’excuse parfaite pour l’imposition de politiques militaristes des différents gouvernements.

Pendant les dernières mandats, les gouvernements d’Álvaro Uribe Vélez Vélez et l’actuel de Juan Manuel Santos, ont fondé son jeu précisément sous la prémisse de qu’il est possible de finir avec le conflit colombien avec une stratégie d’accroissement de la guerre, sans besoin de chercher des sorties négociées, sans offrir des solutions aux causes qu’ont provoqué et maintenu un conflit si douloureux, et sans agir sur les énormes effets économiques, sociaux et psychologiques que cinq décennies de guerre de basse intensité ont produit dans la population colombienne.

Cette politique, nommée de «Sécurité démocratique» a promue l’engagement de la population civile à la guerre, et il s’est concrétisée en une stratégie militaire connue avec le nom de; «Plan Colombie». Celui-ci est exécuté de forme conjointe entre le gouvernement colombien et celui des États-Unis, en convertissant la Colombie en une pièce clé des dynamiques géo-stratégiques nord-américaines pour la région de l’Amérique Latine.

Cette politique de «Sécurité démocratique», entamée l’an 2002, a permis un majeur contrôle des grands centres de production et des voies de communication par part de la force publique. Grâce à cela et à l’excellé papier des médias que réalisent des campagnes médiatiques en faveur du gouvernement et les forces militaires, l’aperçu de sécurité dans les centres urbains a considérablement grandi. Pourtant, le conflit n’a pas disparu, celui-ci se maintient actif dans bien des zones rurales du pays, ce fait facilite son invisibilisation et provoque l’isolement et stigmatisation des habitants de la moitié du territoire colombien.

Les promesses gouvernementales de finir vite le conflit à travers les armes ont produit une forte pression sur la force publique que, dans la recherche désespérée de réussir, d’avoir des résultats. Le gouvernement a délégué le monopole de l’usage de la violence en donnant soutien à des structures paramilitaires, et il a réalisé des milliers d’exécutions extrajudiciaires, connues en Colombie avec le nom de «faux positifs».

Les ONGs de droits humains colombiennes et internationales ont répertorié ces «faux positifs» et ils ont été vérifiés par des observateurs et des responsables des Nations Unies. Selon ces institutions les «faux positifs» ont été une pratique systématique réalisée par la force publique colombienne, et il consiste à l’assassinat de civils démunis, sans défense, principalement les paysans, qu’après l’assassinat sont déguisés avec des uniformes militaires et présentés comme des présumés guérilleros donnés de baisse en combat.

Il se méconnaît le nombre exact d’exécutions extrajudiciaires réalisées, puisque il existe beaucoup de crainte à dénoncer par part des familiers des victimes, mais il se calcule qu’ils sont arrivés entre 2000 et 5000 cas comme ceux-ci depuis l’an 2002.

D’autre part, aussi les groupes insurgés continuent à commettre des violations au droit humanitaire international dans les zones rurales. Spécialement alarmant, est l’usage de mines antipersonnel, qu’ont provoqué des nombreuses victimes et l’isolement de beaucoup de communautés paysannes.

À ce contexte, les secteurs agraires ont payé un prix très grand à cause de la guerre, autant comme affectés directs de la violence armée, comme par l’exclusion sociale. C’est pour cela que, et depuis la décision de rejeter la violence comme voie de solution à ses problèmes, le principal instrument de protection utilisée par la population paysanne colombienne, il est celui de l’organisation sociale et populaire, que leur permet défendre sa terre et ses territoires, exiger le plein respect à ses droits humains, et en définitive bâtir son propre développement malgré la position de vulnérabilité dans laquelle ils se trouvent.

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